presse

Abdallah Kallel et la torture en Tunisie

La torture n'est pas l'apanage d'un ministre, c'est un système cautionné depuis 1987 sous Ben Ali, et 1956 sous Bourguiba qui a réprimé les islamistes dès 1981
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Que sont devenus les autres ministres de l'intérieur de Ben Ali ?

Le pouvoir du ministre de l'intérieur de Ben Ali

Amed Manai témoigne dans "Supplice Tunisien"

Les services spéciaux et la police, dépendaient de Ben Ali, et … Kamel Eltaief

Le témoignage qui blanchit Abdallah Kallel

"Votre frère n'est pas sous mon autorité"

Témoignage de M. Jegham

Ben Ali avait le contact direct avec les responsables de la sécurité

Ahmed Friâa témoigne

des tièrces parties interviennent au ministère de l'Intérieur...

Jean Pierre Séréni : Quelle police après Ben Ali ? Le Monde Diplomatique, 04/11

Le ministre de l'intérieur etait déssaisi de ses pouvoirs
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Que disent les ministres de Bourguiba et Ben Ali sur la torture en Tunisie ?


Abdallah Kallel à l'audience du 23/11/2011

Ben Ali avait deux services de renseignements parallèles

presse

Abdallah Kallel et la torture en Tunisie

La torture n'est pas l'apanage d'un ministre en Tunisie, c'est un système cautionné depuis 1987 sous Ben Ali, et 1956 sous Bourguiba qui a réprimé les islamistes de 1981 à 1987
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Que disent les ministres de Bourguiba et Ben Ali sur la torture en Tunisie ?

Le tournant représsif précède la nomination de Abdallah Kallel (17 février 1991)

algérie

Le succès islamiste aux éléctions de 1989 relance le cycle repressif

Ben Ali refuse le visa de Ennahda le 8 juin 1989
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La répression sous Habib Ammar, Chédli Neffati et Escheikh (1987-1991)

ministere interieur tunisie

Un rapport rare sur la torture en 1990

Témoignages et rapports médicaux
amnesty 1994

Rapport Amnesty International 1994

Les affrontements avec les islamistes se sont intensifiés dès 1990

Témoignage de Adel Thabti

dans son livre : "Les affrontements et la répression de l'UGTE ont démarré en 1990"
Ben_Zineb_marwan

Marwan Ben Zineb, mort d'un "accident de la route"(1989)

Commandant_Mohamed_Mansouri

Mohamed Mansouri, mort d'une "crise cardiaque" dans les locaux de la police (1987)




ministere interieur tunisie

La torture sous Bourguiba (1955-1987)

Sabbat Edhlam, les Youssefistes, Perspectives, le coup d'Etat de 1962 ...
bourguiba

Bourguiba en pleine confrontation avec les islamistes (1987)

(les attentats à la bombe)
Alaya_Allani_mouvements_islamistes_monde_arabe

Procès des islamistes membres du MTI (1981-1987)

La saisie de documents de Ennahda dévoile l'ampleur de leur branche armée
organisations terroristes dans le monde arabe, exemple de ennahda, de abdallah amami

Tentative de coup d'état islamiste du 8/11/1987

"les intervenants du coup d'état et la "fatwa" de tuer un muslman"

Nouri Bouzid témoigne de sa torture : "Sfayah min dhahab"

Nouri_bouzid_safayeh_min_thahab

L'historien Amira Aleya Sghaier dénonce la torture sous Bourguiba

Amira Aleya Sghaier

Tentative du coup d'Etat islamiste du 8 novembre 1987
la version de Alaya Allani

Mars 2011 Béji Caid Essebsi devient premier ministre : Kallel est arrêté pour détournement, ses biens légitimes confisqués par décrêt (sa maison et un appartement à Tunis), il est diffamé et intérdit de médias. Un an après (mai 2012) : l'expertise des comptes personnels de Kallel (et du parti RCD) ne revèlent AUCUNE MALVERSATION. L'accusation de détournement est classée --- Mai 2011 : le procureur accèpte une plainte pour torture en 1991 (Barraket Essahel) contre Kallel (les 20 autres ex-ministres épargnés). Un an après (avril 2012) : Aucune preuve de sa culpabilité, avec des services spéciaux reportant à Ben Ali en pratique et en loi --- Pourtant : Un jugement de 4 ans de prison puis 2 ans en appel (cassation en cours), SANS PREUVE en violation du code pénal - Le faux témoin du procureur (Hassan Abid) démasqué - Tous les témoins de Kallel refusés --- Seuls les médias étrangers ont dénoncé un procès politique et des réglements de compte (Nicolas Beau, Lemonde diplomatique, LeFigaro, Marianne, LCI, France24 etc). --- Ils ont manipulé les tunisiens : Aucun mandat d'arrêt international contre Kallel : En 2001, le procureur de Genève classe la plainte en 48h. Tous les recours sont rejetés --- Ils ont mentit aux tunisiens : Kallel n'a jamais possédé de terrains à Kasserine et son intégrité est reconnue par toute la classe politique --- Cardiaque et diabétique depuis 10 ans, Kallel risque sa vie au tribunal (certificat) : déjà 4 fois ponté en 2001, un pontage au coeur est bouché à 70% à sa base et doit être dilaté rapidement ---
Alaya_Allani_mouvements_islamistes_monde_arabe Alaya_Allani_mouvements_islamistes_monde_arabe

[Ces extrait sont publiés à titre d'information uniquement, l'achat du livre est fortement recommandé - Extraits traduits du livre : "Les mouvements islamistes dans le monde arabe", de Alya Allani]
presse

Le contexte des années 1990 en Tunisie

Plusieurs facteurs tant à l’échelle nationale qu’internationale ont paramétré la dérive sécuritaire du régime
Alaya_Allani_mouvements_islamistes_monde_arabe

La saisie de documents secrets de Ennahda dévoile l'ampleur de leur branche armée (1986)

Principaux procès des membres du MTI
bourguiba

1986-87 : Bourguiba en pleine confrontation avec les islamistes

(les attentats à la bombe)
Tentative du coup d'Etat islamiste en 1987
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Abdallah Amami

"les intervenants du coup d'état et la "fatwa" de tuer un muslman"

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François Burgat

"Salah Karkar, leader du MTI reconnaît la tentative, contrairement à Rached Ghannouchi ..."

/images/menu2/Syndrome_autoritaire_michel_camau

Michel Camau et Vincent Geisser

"Les dirigeants d'Ennahdha refusent de reconnaître l'existance du « groupe sécuritaire » et le projet de coup d'État..."

Alaya Allani

Mr Ferjani a vu Salah Karkar à Londres le 30 Octobre 1987 pour le projet de déclaration du coup d’Etat
Attentat islamiste de Bab Souika le 17 février 1991
bab souika souiqa attentat islamiste tunisie 1991

François Burgat revient sur cet attentat dans son livre "L'islamisme au Maghreb"

bab souika souiqa attentat islamiste tunisie 1991

Abdallah Amami dans son livre "Les organisations terroristes dans le monde muslman"


La seconde tentative de coup d'Etat Islamiste en 1991
 Islamisme_au_maghreb_francois_burgat tunisie

Le 18 mai 1991, le chef de l'État annonce une seconde «tentative organisée de renversement du régime »


 ennahda_de_abdallah_amami

Les détails de la seconde tentative de coup d'état islmaiste


Adel Tebti temoignage, ugte

La dissolution de l'UGTE en 1991 après 2 ans de conflit

Mohamed Charfi revient sur les dessous de la dissolution du Syndicat pro-islamiste UGTE
Témoignages sur les 2 tentatives des Coup d'Etats Islamistes (1987 et 1991)
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Lazhar Abab, ancien dirigeant d’Ennahdha, révèle certains secrets des deux tentatives de coup d’Etat (1987 et 1991)


moncef_ben_salem.jpg

Le témoignage de Moncef Ben Salem, dirigeant impliqué dans la tentative de coup d'Etat islamiste de 1987


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Un ancien dirigeant d'Ennahda confirme la tentative de coup d'Etat islamiste de 1991


Ahmed Manai, témoignage torture tunisie

Le témoignage de Ahmed Manai sur Aljaziraa sur les coups d'états de 1987 et 1991

R. Ghannouchi reconnait la seconde tentative de coup d'état islamiste en 1991
Interview de Ahmed Manai militaires
bombes islamiste hotel sousse monastir 1987

Attentats aux bombes aux hotels de monastir et Sousse le 2 août 1987

mohamed charfi mon comnat pour les lumières

Les universités prises en otage entre 1989 et 1991

Mémoires de Mohamed Charfi (Ex président de la LTDH et ex-ministre de l'enseignement)
Alaya_Allani_mouvements_islamistes_monde_arabe

Les relations entre Ennahda, Ben Ali et la société tunisienne (1987-2007)

Islamisme_au_maghreb_francois_burgat

Les démissions en cascade des dirigeants historiques de Ennahda


... le démantèlement sécuritaire (saisie de documents secrêts en 1986) sera la seconde découverte importante du gouvernement qui se classe en deuxième position après celui du 5 Décembre 1980.

Le nouveau démantèlement a eu lieu le 6 Juillet 1986 dans l’un des quartiers populaires de la capital « Ezzahrouni ». Ce fut le plus grand et le plus important dans l’histoire du mouvement, c’est sans doute un facteur qui a stimulé la majorité des changements survenues en Tunisie surtout la confrontation de 1987 et ses résultats politiques directs et indirects.

Grâce à ce démantèlement, le gouvernement a pu collecter beaucoup d’informations importantes et détaillées sur l’évolution de la situation à l’intérieur de l’organisation"

Grâce à ce démantèlement, le gouvernement a pu collecter beaucoup d’informations importantes et détaillées sur l’évolution de la situation à l’intérieur de l’organisation.

(Source : Les Mouvements Islamistes dans le Monde Arabe, Alaya Allani, page 196)

"Rached Ghannouchi et Saleh Karkar, incitaient les jeunes étudiants islamistes à intégrer l’Académie militaire et les écoles de police lors des recrutements"

Infiltration des appareils de sécurité 1972-1987, tentative du coup d'Etat de 1987

Durant les années soixante-dix, le groupe islamiste connu sous le nom de « La Jamâa Al-Islamiya», bien avant qu’il devienne le Mouvement de la tendance Islamique (MTI), a pris conscience que sa vocation devrait atteindre toutes les catégories sociales y compris les fonctionnaires des établissements militaires et sécuritaires. Et depuis 1972, la tendance du mouvement à infiltrer les appareils de sécurité est devenue évidente vu que le mouvement, spécialement Rached Ghannouchi et Saleh Karkar, incitaient les jeunes étudiants islamistes à intégrer l’Académie militaire et les écoles de police lors des recrutements.

La supervision du secteur militaire, la plupart du temps, se faisait de manière civile : Mr Ferjani, militaire démissionnaire devenu commerçant, assurait la liaison entre les islamistes et l’armée sachant que sa démission était déjà planifiée pour qu’il serve d’intermédiaire entre le secteur civil et le secteur militaire. Ghannouchi et Karkar supervisaient ce secteur et ont tenté de prendre le contrôle de l’appareil de sécurité et ce afin d’imposer leur méthodes de travail à l’intérieur du mouvement. Simplement, le fait de miser pleinement sur le choix de l’infiltration du corps militaire impactera négativement le parcours du mouvement durant toute la période des années quatre-vingt.

"Selon Jorchi, la volonté d’instaurer un appareil de sécurité au sein de l’organisation représente l’importante erreur organisationnelle et politique commise par MTI"

Selon Jorchi, la volonté d’instaurer un appareil de sécurité au sein de l’organisation représente l’importante erreur organisationnelle et politique commise par MTI. Trois raisons peuvent l’expliquer :

- La première raison : la faiblesse du concept démocratique au sein du MTI a fait que ses dirigeants peuvent avoir recours à l’armé afin de prendre pouvoir ou de sauver le mouvement des périls sécuritaires.

- La deuxième raison : la sous estimation des dirigeants de la bombe à retardement que constitue l’appareil sécuritaire et de ses graves impacts à long terme (tirer leçon du modèle égyptien).

- La troisième raison : la peur dominante que les islamistes en Tunisie aient le même sort de torture et d’errance qu’ont connue les égyptiens.

"Selon l’une des pièces à convictions de l’affaire 1981 (saisie de documents du mouvement par le gouvernement), des textes internes incitent l’incorporation du corps militaires"

Selon l’une des pièces à convictions de l’affaire 1981 (saisie de documents du mouvement par le gouvernement), des textes internes incitent l’incorporation du corps militaires : « le mouvement incite vivement l’exploitation des cadres juristes dans les entrainements de manipulations d’armes. Le MTI recommande à tous les frères ayant atteints l’âge d’accomplir le service militaire d’incorporer l’armée. Nous veillons aussi à la présence des membres du mouvement au sein de la police et de la garde nationale».

En avril 1985, les dirigeants du mouvement ont convié leurs alliées à intégrer en grand nombre l’appareil de sécurité comme partie du plan visant à préparer le pays à l’alternative islamique.

Ainsi toutes les conditions étaient favorables et permettaient un coup d’Etat militaire; L’opinion publique interne ne pourrait désapprouver cet acte vu le manque de stabilité et la détérioration de la sécurité durant les derniers mois de l’année 1987. Au niveau politique, les conflits entre Sayah, Mansour Skhiri et Omar Chadhli, visant à prendre pouvoir et gouverner, ont éliminé toute possibilité de reforme politique constitutionnelle.

"Mr Ferjani a pris contact avec Salah Karkar à Londres le 30 Octobre 1987. Ce dernier lui a remis un projet de déclaration de coup d’Etat et des recommandations concernant les formules de gestion après le contrôle de la situation"

Les mouvements politiques opposants ont solidement soutenu « La Tendance Islamique » dans son droit à un statut légal. En effet, pour toutes ces raisons, le Mouvement de la Tendance Islamique (MTI) a rendu opérationnel tous ses canaux politiques et sécuritaires ce qui a encouragé le MTI à mettre en place les dernières préparatifs du coup d’Etat attribué à ce qui est devenu le « Groupe Sécuritaire » suite au changement du 7 Novembre 1987.

Abdallah Âamami raconte les détails de cette opération, il mentionne que Mr Ferjani a pris contact avec Salah Karkar à Londres le 30 Octobre 1987. Ce dernier lui a remis un projet de déclaration de coup d’Etat et des recommandations concernant les formules de gestion après le contrôle de la situation.

Par la suite, Ferjani retourna en Tunisie et le 6 Novembre 1987 où il a tenu une réunion au domicile du Militaire Ahmed Hajri en présence des deux civiles Mohamed Chamam et Moncef Ben Salem et des militaires Ahmed Hajri, Saleh Abidi, Ibrahim Âamouri, Jemâa Âouni, Abdallah Harzi, Lazher Ben Khalifa et Kamel Dhif. Durant cette réunion, Ferjani a exposé les recommandations de KarKar concernant le projet de déclaration du Coup d’Etat et qui renferme en particulier : «Nous rassurons nos voisins du Maghreb Arabe, nous rassurons l’opinion publique internationale par notre engagement à respecter les pactes et conventions internationaux, et nous rassurons les capitalistes par notre engagement à veiller sur leurs biens".

Quant à la dernière recommandation que Karkar a communiqué au groupe du coup d’Etat, elle fait référence à l’utilité de tirer profit des armes mises à disposition par Mahfoudh Nahnah sur les frontières tuniso-algériennes afin de soutenir l’organisation tunisienne dans sa prise de pouvoir en plus d’un plan d’attaque visant à préparer l’invasion des quartiers généraux.

"Cependant cette tentative de prise de pouvoir, malgré le déroulement parfait des étapes de préparation, le coup d’Etat n’a pas eu lieu"

Cependant cette tentative de prise de pouvoir, malgré le déroulement parfait des étapes de préparation, le coup d’Etat n’a pas eu lieu. Deux hypothèses se présentent suite à l’annulation de l’opération :

- Première hypothèse : l’existence de ce groupe a été dévoilée au grand jour le 6 Novembre 1987 à onze heures trente comme suppose Hassan Ghodhbani ce qui implique l’arrestation rapide des cerveaux de l’opération d’où son échec.

- Deuxième hypothèse : un changement politique a eu lieu et ce en destituant le Président Habib Bourguiba, ennemi juré des islamistes, et désignant le Premier ministre Zine El-Abidine Ben Ali en tant que chef d’Etat en application de l’Article 51 de la constitution fixant les procédures de transfert du pouvoir ; suite à ce changement, le Groupe Sécuritaire s’est vu abandonner sa tentative de prise de pouvoir.

Quelque soit l’hypothèse correcte, ce qui est certain, si le changement politique n’avait pas eu lieu, le pays aurait vécu un bain de sang effroyable.

Hassan Ghodhbani après le 7 Novembre 1987 : "j’ai rencontré Mourou ... Hamadi Jebali ... et bien d’autres personnes. Mes contacts m’ont demandé de rassurer le Président (Ben Ali) et ont promis de ne plus s’impliquer dans les infiltrations de l’appareil de sécurité en particulier l’armée et la police"

En Novembre (7) 1987, lors de la prise de Ben Ali de ses fonctions présidentielles, le dossier du Groupe Sécuritaire était l’un des dossiers compliqués vu le caractère militaire et vu les rapports qu’avait ce groupe avec le MTI. Le nouveau président visait à clôturer le dossier le plus tôt possible puisqu’il appartenait à l’ancien régime. À ces fins quelques intermédiaires furent impliqués par encouragement du nouveau Président Ben Ali pour résoudre cette affaire, parmi ces intermédiaires Hassan Ghodhbani qui a voyagé, peu de jours après le 7 Novembre, à Londres, à Paris, en Italie pour prendre contact avec des dirigeants du groupe et du mouvement : «j’ai rencontré Mourou à Milan en Italie qui est venu spécialement de l’Arabie Saoudite afin d’examiner le dossier du Groupe Sécuritaire et on s’est rencontré une autre fois à Londres pour le même motif ; j’ai aussi pris contact avec Hamadi Jebali à l’étranger par téléphone et bien d’autres personnes. Mes contacts m’ont demandé de rassurer le Président et ont promis de ne plus s’impliquer dans les infiltrations de l’appareil de sécurité en particulier l’armé et la police.

"Ghannouchi a aussi approuvé l’abstention du mouvement à l’infiltration de l’appareil militaire"

Pour les mêmes motifs, des contacts ont été fait à la prison avec Ali Âaridhi et Fadhel Baldi pour les informer de la position du gouvernement par rapport au Groupe Sécuritaire ; leur position était la même que celle du gouvernement. Ghannouchi a aussi approuvé l’abstention du mouvement à l’infiltration de l’appareil militaire.

D’où la déclaration de Ghannouchi portant sur la non-implication du Mouvement dans le Groupe Sécuritaire qui ne peut être crédible et qui est contredite par la réalité. Ghannouchi m’a rapporté qu’il avait envoyé aux nouveaux membres du gouvernement une correspondance où ils les rassurent sur les tendances du Mouvement.

(Source : Les Mouvements Islamistes dans le Monde Arabe, Alaya Allani, page 222 à 225)




Mars 2011 Béji Caid Essebsi devient premier ministre : Kallel est arrêté pour détournement, ses biens légitimes confisqués par décrêt (sa maison et un appartement à Tunis), il est diffamé et intérdit de médias. Un an après (mai 2012) : l'expertise des comptes personnels de Kallel (et du parti RCD) ne revèlent AUCUNE MALVERSATION. L'accusation de détournement est classée --- Mai 2011 : le procureur accèpte une plainte pour torture en 1991 (Barraket Essahel) contre Kallel (les 20 autres ex-ministres épargnés). Un an après (avril 2012) : Aucune preuve de sa culpabilité, avec des services spéciaux reportant à Ben Ali en pratique et en loi --- Pourtant : Un jugement de 4 ans de prison puis 2 ans en appel (cassation en cours), SANS PREUVE en violation du code pénal - Le faux témoin du procureur (Hassan Abid) démasqué - Tous les témoins de Kallel refusés --- Seuls les médias étrangers ont dénoncé un procès politique et des réglements de compte (Nicolas Beau, Lemonde diplomatique, LeFigaro, Marianne, LCI, France24 etc). --- Ils ont manipulé les tunisiens : Aucun mandat d'arrêt international contre Kallel : En 2001, le procureur de Genève classe la plainte en 48h. Tous les recours sont rejetés --- Ils ont mentit aux tunisiens : Kallel n'a jamais possédé de terrains à Kasserine et son intégrité est reconnue par toute la classe politique --- Cardiaque et diabétique depuis 10 ans, Kallel risque sa vie au tribunal (certificat) : déjà 4 fois ponté en 2001, un pontage au coeur est bouché à 70% à sa base et doit être dilaté rapidement ---